Producteurs de sel de Guérande :
une production collective, artisanale et naturelle
Depuis l’ère gallo-romaine, les paludiers de Guérande façonnent le paysage unique des marais salants. Aujourd’hui encore, cette tradition perdure grâce à des producteurs de sel passionnés, et organisés chez TRADYSEL autour d’un modèle économique alternatif.
Le sel de Guérande est récolté à la main chaque jour d’été, sur des salines millénaires, maintenues en état d’origine par des générations de paludiers, artisans d’un or blanc 100 % naturel dans le respect des cycles de la nature et de l’identité bretonne.

Des producteurs de sel de Guérande, indépendants et solidaires : TRADYSEL
TRADYSEL est bien plus qu’un nom : c’est un modèle économique alternatif, porté par des paludières et des paludiers indépendant(e)s et engagé(e)s, souhaitant rester maîtres de leur exploitation tout en se réunissant pour assurer la commercialisation de leur production.

Une organisation humaine au service du sel de Guérande
La société TRADYSEL repose sur une structure , pensée pour valoriser le travail du paludier en commercialisant pour lui sa production de sel, lui permettant ainsi de ne jamais l’éloigner de son marais. C’est une entreprise construite à l’aube des années 2000 pour et par ceux qui récoltent le sel au quotidien comme au moyen-âge.
Respect de l’environnement et des équilibres naturels
Préserver les marais salants, c’est aussi respecter le rythme des saisons, la biodiversité locale et l’écosystème unique de la presqu’île guérandaise. Les pratiques des producteurs de TRADYSEL s’inscrivent dans une logique de durabilité et d’attention constante au vivant.
Transparence, qualité et circuits courts de la production de sel
Chaque lot de sel produit est traçable jusqu’au paludier, garantissant aux consommateurs un lien direct avec le producteur. Pas d’intermédiaires superflus : la valeur reste dans les marais, au service d’une production équitable et exigeante.
Entre tradition millénaire et engagement des paludiers de Guérande
Nous travaillons sur des salines authentiques datant de l’époque gallo-romaine et dont les plus récentes ont été créées au XVIIIe siècle, maintenues en état d’origine par des générations de paludiers.
La production de sel est encore de nos jours un pilier de l’économie primaire de la presqu’île guérandaise.
Créée en 1999, la société TRADYSEL rassemble des producteurs de sel de Guérande indépendants, unis par la volonté de préserver un savoir-faire artisanal unique au cœur des marais salants et maîtrisant pleinement leur production et distribution.

Un écosystème naturel
et vivant, façonné par l’homme
Vasières, fares, adernes œillets… rien n’est laissé au hasard dans les marais salants de Guérande. Chaque parcelle est l’héritière d’un agencement millénaire, sculpté patiemment par l’homme pour faire naître le sel à la surface de l’eau.
La nature du sol est primordiale : argileux pour garantir l’étanchéité, malléable pour garder la fraîcheur. Une saline bien orientée par rapport aux vents dominants est dite bien « ventée ». L’écosystème est aussi façonné par les marées qui alimentent les marais via le traict et les étiers, véritables veines du territoire.
TRADYSEL, gardiens des marais salants
et d’un art ancestral
Nous sommes les héritiers d’un savoir-faire millénaire et TRADYSEL continue à installer de nouveaux paludiers en favorisant aussi la pérennité de leur exploitation. Nos paludiers indépendants sont garants du vivant et contribuent ainsi à la préservation de ce site exceptionnel, plus que millénaire, sans en faire un musée ni une réserve naturelle, mais un lieu de travail rentable, préservant l’emploi, l’histoire et un écosystème remarquable.

Un travail manuel respectueux des cycles des saisons et de l’environnement
Le travail dans les marais salants suit le cycle des saisons. Chaque période appelle ses gestes, ses priorités, son savoir-faire. Rien n’est mécanisé : tout est fait à la main, au rythme de la nature.

Été : la récolte quotidienne du sel
Le paludier est en pleine saison, c’est le moment de récolter le gros sel et la fleur de sel dans les œillets.
Les conditions climatiques doivent être réunies, il nous faut de la chaleur, du vent et du soleil, sans quoi la cristallisation n’opère pas.
Chaque jour d’été nous sommes présents dans nos salines pour ouvrir ou fermer notre eau et pour ramasser le sel que la nature nous offre.

Printemps : remise en état des œillets
Avec l’arrivée des beaux jours, la remise en état des salines continue mais le travail de préparation commence.
Les marais sont «aligis» c’est-à-dire vider pour être ensuite reconstitués et nettoyés.
C’est le moment de «l'habillage» qui consiste à retirer la vase des « fares» et à refaçonner les ponts. On nettoie ensuite les « adernes », et finalement les «œillets», par le pontage, le boutage , puis le déchargeage qui a lieu lorsque le sel arrive (généralement début juin).

Automne : roulage du sel et protection des bassins
Petit à petit les journées raccourcissent, la production diminue et la fin de saison approche. C’est le moment de «rouler le sel», c’est-à-dire de récupérer le sel des producteurs dans le marais afin de le stocker et de le mettre à l’abri.
Avec la pluie vient le «Pioué», therme qui marque la fin de saison. Cela signifie que les marais ont pris suffisamment d’eau douce pour que la cristallisation ne se fasse plus.
Les salines sont ensuite mises en eau, c’est-à-dire qu’elles sont recouvertes d’eau pour être protégées des intempéries hivernales.

Hiver : repos relatif et entretien structurel
Toujours en fonction de la météo, le travail habituel de nettoyage et de remise en état commence.
L'hiver est une période calme mais on a toujours à faire comme le nettoyage des « vasières », des « cobiers », des talus, des tours, et autres parties périphériques. Il y a aussi des travaux de remise en état ou d'entretien exceptionnels tous les 10 ou 20 ans. Le bennage qui constitue la remise à niveau des «fares» qui s'encombrent de végétations sédimentaires appelées «les coques» a lieu tous les 10 ans. Le chaussage qui restitue la forme et le niveau du fond des œillets est quant à lui réalisé tous les 20 à 30 ans. Ces travaux se font toujours en équipe.
L’importance du processus de cristallisation naturelle dans la production de sel de Guérande
Le sel de Guérande se forme naturellement par évaporation solaire de l’eau de mer.
La qualité du sel dépend d’un processus naturel précis, où chaque étape est cruciale pour obtenir un produit d’exception.
Le rôle du paludier est de créer les conditions optimales pour une cristallisation lente et pure, sans transformation ni cuisson.
Un circuit gravitaire millimétré
Les salines fonctionnent par gravité. Chaque bassin abaisse un peu plus le niveau d’eau, favorisant peu à peu l’évaporation.
L’eau de mer entre d’abord par le traict ou étiers, passe par la vasière (40 % de la surface), le cobier (10 %), les fares (30-40 %), les adernes (8 %), avant d’atteindre les œillets (10 %), où elle cristallise.
Ce circuit demande une maîtrise totale du relief et de l’hydraulique permettant une évaporation progressive, jusqu’à saturation.

Le rôle de l’argile, du vent et du soleil dans la qualité du sel guérandais
L’argile assure l’étanchéité du marais en retenant l’eau. Le soleil évapore, le vent assèche. Ces éléments naturels sont les véritables alliés du paludier.
Quand l’eau est chaude et l’air plus frais, les premiers cristaux apparaissent : la fleur de sel. Sur le fond plus froid, se forme le gros sel.
Trop de chaleur interrompt la cristallisation, on dit que l’œillet est « cuit ».
Du fait de sa récolte sur fond d’argile, le sel de Guérande est enrichi en minéraux (magnésium, calcium, potassium, oligo-éléments), et est organoleptique : un goût sans amertume, ni piquant.
Ses cristaux sont gris, friables et humides. Ce sont ces particularités qui font depuis toujours la qualité et la renommée de notre sel marin.
L’impact du climat sur la qualité des récoltes
Aucune année ne se ressemble : la pluviométrie, la température, l’exposition au vent influencent directement les volumes et la finesse du sel (= type de cristaux produits).
Le métier de paludier est un art météorologique autant qu’agricole.
La courte saison de récolte du sel (juin à septembre) dépend d’un climat chaud, sec, venteux, sans pluie.

Fleur de sel et gros sel : deux cristallisations complémentaires
Le sel de Guérande offre deux visages : la fleur de sel, rare et délicate, appelée aussi « l’or blanc » et le gros sel, robuste et généreux. Deux produits issus du même marais, mais d’un geste et d’un moment différents.
Gros Sel (Celtic Sea Salt) : cristaux massifs, riches et croquants
Le gros sel cristallise au fond de l’œillet sur l’argile.
Il est gris, friable, humide, parfaitement assimilable.
Chaque œillet en produit entre 50 et 70 kg par jour. Il est ensuite égoutté, porté en brouette, puis stocké en tas appelés « mulons » sur le trémet.
Utilisé pour la cuisson, il conserve les saveurs, sublime les cuissons lentes, et garde toute la minéralité du marais.
Fleur de Sel : fine, légère, précieuse
La fleur de sel flotte à la surface. Cueillie en fin de journée avec une lousse, elle est fine, blanche, subtile, sans amertume.
C’est un sel de finition, à la texture cristalline et fondante. Elle représente environ 2 kg par œillet et par jour.
Plus légère que le gros sel, sa cueillette était traditionnellement confiée aux femmes et aux enfants.
Un sel brut, non raffiné, naturellement équilibré
Ni lavé, ni blanchi, ni raffiné, le sel de Guérande conserve toute sa richesse naturelle en minéraux et oligo-éléments : magnésium, potassium, calcium… ses cristaux reflètent l’équilibre subtil de l’eau, de la terre et du ciel.
Sa texture friable et son goût doux, sans piquant, le distinguent des sels industriels.
Déjà au XVIIIe siècle, il était recherché pour ses qualités hygroscopiques et déliquescentes, et ses gros cristaux dotés d’un fort pouvoir déshydratant qui fait sortir l’eau des denrées et fait « lever la saumure ». Il était aussi réputé pour sa blancheur et sa faible quantité de particules terreuses.
Des gestes précis pour une récolte 100 % artisanale
La main de l’homme est au cœur de chaque cristallisation. Chaque paludier TRADYSEL veille quotidiennement sur son marais, avec les mêmes gestes transmis de génération en génération, adaptés à la configuration unique de chaque œillet.
Une récolte manuelle chaque jour de beau temps
Dès que le soleil brille et que les bassins sont prêts, le paludier entre en action. Pas de machine, pas d’automatisation : la récolte s’effectue à la main, dans le respect du rythme naturel du marais.
Le paludier cueille la fleur de sel en fin de journée, prend le gros sel le matin ou le soir après avoir récolté la fleur pour ne pas perturber sa cristallisation.
La récolte de ce gros sel ou sel gris – Celtic Sea Salt – est de 50 à 70 kg par jour, par œillet.
Des outils traditionnels, inchangés depuis des siècles
Notre sel est récolté avec les mêmes outils que ceux utilisés depuis des siècles et nous n’utilisons aucune mécanisation. Il n’a donc n’a rien de comparable avec les sels industriels raffinés qui sont plus durs et agressifs..
Les outils sont simples et robustes, aujourd’hui la fibre de verre ou le carbone ont remplacés le bois des manches de las. Ils sont adaptés à chaque bassin, à chaque geste.
Le las, constitué d’un très long manche d’environ 5 mètres fixé perpendiculairement à une planche de bois biseautée, appelée « maille ».
Utilisé pour racler le fond de l’œillet (le bassin de récolte), là où le gros sel cristallise à la surface de l’argile. Le paludier pousse ou tire le las pour former des ladurés (petits tas de sel), qu’il laisse sécher avant de les ramasser à la pelle.
La lousse : outil plus fin, ressemblant à une sorte d’écumoire plate avec un long manche d’environ 3 mètres pour cueillir délicatement la fleur de sel à la surface de l’eau. Le geste est plus doux, pour ne pas troubler la surface.
La brouette toujours en bois avec aujourd’hui des roues en caoutchouc apparues à partir des années 50-60, facilitant grandement le portage du sel mis en tas appelés « mulon » sur le « trémet ».
Jusqu’au milieu du XXe siècle, les porteuses de sel l’acheminaient dans des corbeilles ou paniers en osier posés sur leur tête ou sur les épaules à l’aide d’un joug / barre d’épaule généralement en bois où pendaient deux seaux à chaque extrémité.
Le sel est ensuite « roulé » à l’aide d’engins agricoles pour être stocké dans des « magasins à sel » type salorges ou des silos sous bâches.
Des techniques adaptées à chaque œillet
Chaque œillet est différent, chaque marais a ses spécificités. Le paludier adapte sa technique en fonction de la profondeur, de l’exposition, du vent. C’est un savoir-faire qui ne s’apprend qu’en pratiquant, jour après jour.
TRADYSEL, une société de producteurs de sel indépendants et solidaires
Créée en 1999, TRADYSEL n’est ni une coopérative, ni une marque industrielle : c’est une société à taille humaine, détenue à 100 % par ses producteurs. Un modèle unique qui repose sur l’entraide, le partage d’outils communs et une vision à long terme.
Mutualisation des moyens et respect des normes
Tout en restant autonomes, les paludiers mutualisent certains équipements, services logistiques et exigences réglementaires. Cela permet de garantir une qualité constante sans alourdir le quotidien des producteurs.
Une traçabilité rigoureuse du marais au consommateur
Chaque sac de sel est identifié, pesé, étiqueté à la main. Il est possible de remonter jusqu’à l’œillet d’origine. Cette traçabilité complète renforce la confiance des consommateurs et valorise le travail de chaque producteur.
Un modèle économique alternatif porté par un engagement local et humain
Chez TRADYSEL, ce sont les producteurs eux-mêmes qui décident. Pas d’actionnaire extérieur, pas de pression spéculative : juste des femmes et des hommes réunis par l’amour du marais et l’envie de vivre décemment de leur métier.
Le sel de Guérande TRADYSEL : un produit breton, un territoire vivant en héritage
À travers chaque cristaux de sel, c’est tout un territoire qui s’exprime : sa nature, ses traditions, ses habitants. TRADYSEL défend une production enracinée, respectueuse et vivante, inscrite dans un patrimoine breton à transmettre.
La fierté d’une production durable et éthique
Le sel de Guérande n’est pas une matière première comme les autres. Il est récolté sans détruire, vendu sans détourner, et valorisé à son juste prix. S’approvisionner chez TRADYSEL, c’est choisir une démarche responsable, respectueuse de l’environnement et des hommes.


Une passion séculaire partagée par des hommes et des femmes du marais
Être paludier, c’est bien plus qu’un métier : c’est une passion, un mode de vie, une relation quotidienne avec le marais. Ce lien fort et sensible unit les producteurs TRADYSEL, aujourd’hui comme hier.
Cette humilité, transmise de génération en génération, nourrit notre exigence quotidienne et notre fierté collective.
Le marais est une grande dame, nous ne sommes que ses serviteurs
Commander facilement du sel de Guérande auprès des producteurs
Professionnels de l’alimentaire, distributeurs ou revendeurs, vous pouvez commander du sel de Guérande en gros directement auprès des producteurs regroupés au sein de TRADYSEL.
Grâce à notre organisation réactive, des formats adaptés sac de 25 kg et autres )et une logistique maîtrisée, nous vous livrons le sel de Guérande (Celtic Sea Salt) en France et à l’international, avec la garantie d’un sel artisanal, tracé et conforme à vos exigences.